La Sylvothérapie, ou aussi appelée “Thérapie par les arbres”, est aujourd’hui très développée aux Etats-Unis et au Japon. Ce type de thérapie est encore peu réputé en France, mais retrouve peu à peu sa popularité. Et pour cause : cette thérapie aurait pour effet de lutter contre le stress et la dépression, améliorer la gestion de nos émotions et renforcer notre système immunitaire

#1 - Origines

Les origines de la Sylvothérapie

Le végétal et la nature ont toujours été sacralisés, depuis l’origine de l’homme. L’être humain a été convaincu que les arbres permettaient d’entrer en communication avec des forces inexplicables, faisant de la forêt un véritable lieu de culte, une sorte de sanctuaire naturel. Les arbres, et plus globalement les végétaux, ne sont pas considérés comme des être humains mais des être “vivants” dotés de sensibilité. L’être humain a alors prêté aux arbres des compétences de guérison. 

Cependant, petit à petit, l’homme a progressivement quitté le milieu rural au profil du milieu urbain pour finalement y vivre, et s’éloigner de cette nature qui est pourtant à l’origine de la vie. La Sylvothérapie se place alors dans une position de rééquilibrage, de “retour aux sources” vers nos origines vitales.

#2 - Risques

Quels sont les risques liés à la déconnexion avec la nature ?

Des études ont démontré que les français ne passaient, en moyenne, pas moins de 5 heures par jour devant un écran (ordinateur, télévision, tablette, téléphone…). Il est indispensable qu’entre temps, nous devions faire des pauses loin de ces écrans. Cependant, lors de ces pauses, beaucoup d’entre nous vont s’adonner à des activités physiques et sportives, ou encore à des activités artistiques (musique, peinture…). Ces pauses sont essentielles, mais ne représentent généralement pas un véritable contact avec la nature. On parle de “syndrome de déficit de nature” lorsqu’un homme, fondamentalement fait pour garder le contact avec la nature, ne met pas en place cette reconnexion de temps à autres.

Certaines études récentes ont démontré que les enfants qui passaient plus dans temps dans les espaces arborés, verts et naturels présentaient plus de risques de développer des troubles de l’attention. Au contraire, au contact de la nature, ils étaient majoritairement plus concentrés, créatifs, plus centrés sur leurs émotions et développaient également un meilleur système immunitaire. 

#3 - Bienfaits

Le pouvoir bienfaisant des arbres

Le pouvoir des arbres n’ayant pas encore été prouvé scientifiquement, la recherche liée à ce sujet est cela dit en pleine croissance, notamment vis à vis du fait que la sylvothérapie peut avoir des effets incontestables sur la réduction du stress, de l’anxiété et de la dépression.

Nous pouvons par exemple citer une étude qui a été publiée en 2015, qui compare l’activité cérébrale d’un groupe de personnes après une marche de 90 minutes dans un groupe rural, ainsi qu’un second groupe dans un groupe urbain. Cette étude a démontré que les personnes qui se balladaient dans un contexte vert, naturel, présentait une différence notable au niveau du cortex préfrontal : cette région du cerveau, qui active la phase de “rumination”, présentait une activité beaucoup plus faible dans ce contexte. On peut donc en conclure que, dans un contexte naturel et verdoyant, les gens tendent à se focaliser sur des émotions négatives.

#4 - Mode d'emploi

Quand ? Combien de temps ? Quel arbre choisir ?

La durée idéale est d’environ 20 minutes, voire 30, 3 jours par semaine pour se promener dans la nature. L’idée serait donc de faire de ces interactions avec les arbres une partie fondamentale intégrée à notre mode de vie. Tous les temps passés dans la forêt et plus généralement dans la nature auront un effet bénéfique sur votre santé.

Privilégiez donc une promenade dans un parc ou sur des sentiers locaux le plus souvent possible, combiné à des balades à vélo ou à pied en plein air… Le choix du milieu dans lequel vous allez vous ressourcer dépendra des bénéfices que vous souhaiterez en tirer : peu importe l’endroit, l’essentiel est de se focaliser sur les lieux que vous trouverez “agréables”, dans la mesure où ces lieux vous éloigneront des environnements urbains beaucoup trop stimulants.

Les “bains de forêts” vous permettront de bénéficier de : 
– Un micro-climat dans des températures plus douces que d’habitude
– Un air dans lequel seront naturellement présentes des huiles essentielles, et notamment des molécules antibiotiques naturelles
– Un air naturellement 3 fois plus chargé en dioxygène que dans l’air des villes

En ce qui concerne l’arbre en lui-même, son choix est secondaire. Il suffit que l’arbre ait un tronc suffisamment large pour pouvoir l’enlacer et s’y connecter physiquement, mais aussi émotionnellement.

#5 - Résultats

Les résultats des études scientifiques de 1990

Une étude de 1990 a démontré certains effets avérés et mesurables dans cette pratique, notamment : 
– Lutte naturellement contre le diabète, en réduisant le taux de glucose dans le sans
– Baisse significative de l’adrenaline, du cortisol et de la vasopressine (toutes les hormones produits dans des cas de stress et qui paralysent le système immunitaire)
– Stimulation de l’activité des cellules “tueuses” naturelles
– Amélioration de la concentration et de la vivacité
– Réduction de l’état de dépression
– Pression artérielle rééquilibrée
– etc…

En 1990, c’est le Dr. Qing Li, immunologiste à l’université de médecine de Tokyo, publie cette première étude sur les bénéfices de ces séances.

#6 - Explication

Comment expliquer ces résultats ?

“En matière de liens entre biochimie de la forêt et bénéfices pour la santé, il n’y a qu’un seul fait bien documenté : les feuilles des arbres ont la capacité de capter les poussières. Les niveaux de pollution de l’air sont donc réduits en forêt”, signale la spécialiste Alison Munson, du département des Sciences du bois et de la forêt à l’Université de Laval (Canada).

L’être humain possède 5 sens : l’ouïe, la vue, le regard, le toucher, l’odeur et la vue. Les promenades en forêt permettent de développer en même temps et de manière naturelle ces 5 sens en même temps.

Les plantes, de leur côté sécrètent des substances appelés les “phytoncides” qui permettent de se défendre contre les champignons et la parasites. En respirant ces sécretions, les arbres nous protégent alors nous-même contre ces nuisibles.

Un composé organique naturel produit par les plantes, appelé le “terpène”, et qui contribue au parfum naturel des végétaux, ont des vertus anti-microbiennes ou encore des actions toni-sédatives et dynamisantes.

Enfin, la chlorophylle, présente naturellement dans le végétaux et d’un pigment vert, permet l’oxygénation et la désintoxication de l’organisme. 

Sur la base de ces travaux, qui s’appuient principalement sur des modifications de marqueurs biologiques (hormones, cellules immunitaires…), la forêt est auréolée d’un pouvoir guérisseur. Mais “les effets de la thérapie forestière doivent encore être confirmés par la recherche clinique”, admet Yoshifumi Miyazaki, chercheur et directeur adjoint du Centre pour l’environnement, la santé et les sciences de terrain à l’université de Chiba, au Japon. Autrement dit, aucune étude ne montre pour l’instant que les adeptes des “bains de forêt” sont moins malades que les autres.

Sources :
– FEMME EXPAT : https://www.femmexpat.com/expatriation/vie-familiale-sociale/les-adolescents/la-sylvotherapie-la-digital-detox/
– AQUALIBRATTITUDE – Laurence MONCE : www.aqualibrattitude.com
– NATURAL MYSTIC SHOP : https://www.natural-mystic-shop.com/blogs/news/les-bienfaits-de-la-sylvotherapie
– SCIENCE & VIE : https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/se-soigner-par-les-arbres-vraiment-43081

 

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